Liban : un musée virtuel tente de lutter contre la censure — Constance Léon

Au Liban, le film américain Wonder Woman, Le Dictateur de Charlie Chaplin ou encore le Da Vinci Code sont interdits par les autorités. Le musée de la censure de l’ONG March recense sur internet ces œuvres bannies depuis 1940.

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Les Pins du Liban en danger 🤔🙁😭🐛🕷️🌲🍂💉💊

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(Ci-dessus une photo du parc de Horsh Beirut que je n’ai pas pu visiter justement à cause de la mise en quarantaine des arbres malades…le traitement est en cours).

La mauvaise gestion, le changement climatique, l’âge et la vulnérabilité des arbres ont favorisé la prolifération d’insectes, qui soit déciment la récolte des pignons, soit tuent les pins.

« La récolte des pignons a nettement baissé depuis deux ans. Un jeune homme qui louait des terrains forestiers pour récolter et vendre les pignons m’a demandé récemment de lui trouver un job comme portier dans la capitale. C’est vous dire combien les gens d’ici sont affectés. »

C’est par cet exemple que Habib Farès, président du conseil municipal de Bkassine (caza de Jezzine), décrit le désarroi qui règne depuis qu’un fléau ravage les belles pinèdes de cette région du Liban-Sud. Bkassine comprend l’une des plus grandes et belles pinèdes du Liban. « Le bois nous rapportait annuellement autour de 400 à 500 millions de livres libanaises de pignons, récoltés par des privés qui louent les terrains, poursuit-il. Cette année, la récolte n’a pas dépassé les 60 millions. Beaucoup de terrains ont été gardés tels quels parce que cela ne valait pas la peine d’y accéder. »

Si, à Bkassine, les pommes de pin sont grignotées par un insecte ravageur, dans plusieurs localités du Metn, ce sont des arbres, attaqués par un autre nuisible, qui meurent. Hicham Labaki, président du conseil municipal de Baabdate, nous décrit un phénomène comparable à celui observé au Bois des pins à Beyrouth (lire L’Orient-Le Jour du 18 mars 2017), où 500 arbres ont déjà été perdus. Certes, à Baabdate, le fléau semble pour l’instant se limiter à quelque 110 arbres des 50 000 que compte le village, mais M. Labaki n’en est pas moins soucieux de mettre un terme au danger. « Nous constatons cette maladie depuis deux ans, dit-il. Cette année, le ministère de l’Agriculture nous a recommandé de couper les arbres morts, de les traiter pour tuer l’insecte, puis de les brûler, afin d’éviter toute contagion. »

Interrogé sur ces « nouveaux fléaux » qui attaquent les pins depuis deux ou trois ans, Chadi Mehanna, directeur du développement rural et des ressources naturelles au ministère de l’Agriculture, distingue deux insectes qui ravagent actuellement les pinèdes, avec des conséquences différentes sur les arbres. « Le premier de ces insectes est le Leptoglossus occidentalis (alias la punaise américaine du pin). Cet insecte est originaire d’Amérique, mais on dit qu’il serait arrivé à notre région via l’Europe, et il fait déjà pas mal de dégâts dans des pays comme la Turquie. Chez nous, il aurait déjà fait baisser la production de pignons de 50 à 60 % dans certains régions », dit-il. L’insecte en question se nourrit des cônes encore jeunes qu’il suce jusqu’à les vider de leur substance. À la récolte, on retrouve donc le cône entièrement vide. « Nous avons lancé un projet de recherche avec les experts de la FAO, l’année dernière, et avons identifié l’insecte qui pullule depuis peu dans nos forêts, souligne-t-il. Nous avons également déterminé une combinaison de facteurs, notamment en relation avec les longues périodes de sécheresse dues au changement climatique, et avec le fait que les forêts de pins sont souvent âgées et très denses, donc plus vulnérables. »

Vu l’ampleur du phénomène et ses conséquences sociales (comme à Bkassine), le ministère, sur l’avis des experts locaux notamment, a opté pour un traitement chimique ciblé en forêt. « Une première campagne pilote a été menée, l’année dernière, dans des régions de la montagne particulièrement touchées, précise Chadi Mehanna. Nous n’avons pas encore les résultats définitifs de notre intervention : en effet, même si nous avons observé des insectes morts, il faut attendre trois ans pour s’assurer que les cônes seront récoltés intacts, puisque cette récolte ne se fait que tous les trois ans. »
À Bkassine et dans tout le caza de Jezzine, la campagne de traitement commence le mois prochain, selon Habib Farès.

Une intervention « chirurgicale »

« Si la punaise américaine du pin vide les pommes de pin de leur substance, un autre insecte condamne à mort l’arbre tout entier. Et c’est bien celui dont on constate la présence, au Metn et ailleurs. Cet insecte appartient à la famille des scolytidés, une sorte de charançon », explique Chadi Mehanna. « Il se nourrit sous l’écorce et finit par affaiblir l’arbre jusqu’au dessèchement », précise-t-il, ajoutant qu’il y a plusieurs hypothèses sur sa soudaine prolifération sous nos cieux. « L’attaque a été particulièrement sévère au Bois des pins et elle est constatée dans certaines régions, dans le Metn notamment. L’insecte est d’autant plus virulent que l’arbre est vulnérable à cause de son grand âge, de la densité de la forêt, des remblais ou chantiers alentour… » note-t-il.

Pour les arbres trop atteints, il n’y a plus rien à faire. Selon l’ingénieur agronome, il faut les couper puis les brûler, afin d’éviter toute contamination. « En raison de l’interdiction des coupes dans les forêts de résineux, nous avons souvent dû délivrer des permis spéciaux pour permettre d’ôter ces arbres malades, sous la supervision de nos gardes forestiers, bien sûr », dit-il. Pour le reste, le ministère a identifié l’insecticide chimique qui peut tuer ce charançon. « Des campagnes de dissémination par voie aérienne sont hors de question, précise Chadi Mehanna. Il faut soit pulvériser l’insecticide à forte pression sur le tronc de l’arbre touché, soit l’administrer par voie d’irrigation. Dans les deux cas, il s’agit d’une intervention quasi chirurgicale, afin d’éviter que d’autres espèces ne soient décimées par la même occasion. »

Selon lui, le ministère compte importer des quantités de ce pesticide. « Toutefois, comme il s’agit d’une affaire urgente, nous sommes obligés de procéder par contrat de gré à gré, d’où la nécessité d’un accord du Conseil des ministres », précise-t-il. Que faire entre-temps ? « Le produit n’étant pas très cher, nous avons encouragé les municipalités qui le peuvent à l’acquérir pour traiter les arbres touchés, sous notre supervision, dit-il. Mais nous aurons davantage de marge de manœuvre quand nous en disposerons nous-mêmes. » À Baabdate, la municipalité a acheté le produit, ainsi que nous le confirme Hicham Labaki. « Nous aurions aimé que le ministère nous fournisse du matériel spécialisé afin d’administrer plus efficacement l’insecticide », ajoute-t-il cependant.

Utiliser des insecticides chimiques en pleine forêt quand le problème atteint une certaine ampleur a beau être incontournable, Chadi Mehanna souligne qu’« il faut toujours espérer que l’équilibre naturel soit rétabli dans l’écosystème forestier, par l’apparition de prédateurs naturels par exemple, et surtout par l’adoption d’une gestion durable du milieu forestier ».

Une bonne nouvelle pour les forêts !

Une fois n’est pas coutume : il y a bel et bien une bonne nouvelle pour les forêts du Liban. Un insecte surmédiatisé, la chenille processionnaire, qui prolifère depuis des années dans les bois de pins, s’est fait plus discret cette saison. Chadi Mehanna, directeur du développement rural et des ressources naturelles au ministère de l’Agriculture, fait état d’une observation : « Du moins, nous n’avons pas compté deux générations cette année, donc deux éclosions. »

Il explique qu’un traitement efficace, effectué l’année d’avant, est à l’origine de ce succès. « La première phase du traitement a été la dissémination d’un produit biologique, « Bacillus thuringiensis », sur les forêts à risque, par voie aérienne, indique-t-il. Ce produit n’est toutefois efficace que sur le premier stade de développement de l’insecte. Pour les stades plus avancés, nous avons employé un insecticide chimique, mais sur les alentours des forêts, plus proches des populations, afin de les protéger des désagréments causés par la présence de la chenille processionnaire. »

(Source : L’Orient Le Jour – 01 Mai 2017)

Que ce soit au fond des forêts du Liban, dans le seul Horsh de Beyrouth, ou entre les zones résidentielles, le pin parasol, connu sous le nom de pin de pierre, est menacé. Et alors que certains pins grippés présentent des symptômes de branches mourantes, d’autres ont succombé au « Syndrome du cône sec », laissant les cônes de pin vides de leur graine lucrative.

Une maladie qui affaisse les branches des arbres, décolle leurs aiguilles – en les rendant rouges, jaunes ou oranges – avant de les tuer lentement, se propage.

Selon le site Web environnemental Green area, des chenilles qui se nourrissent des aiguilles de pins, plus connues sous le nom de « chenilles processionnaires du pin », sont parmi les principaux agents parasites de cette maladie. Le déclin du nombre de leur prédateur, à savoir l’oiseau coucou, permet à leur population d’augmenter, d’étouffer les arbres.

Lorsque les larves des chenilles processionnaires attaquent les pins, elles peuvent les déformer sévèrement, les affaiblir et les rendre plus sensibles aux attaques d’autres insectes ravageurs ou même à des maladies, ou encore aux stress environnemental causés par la sécheresse ou l’humidité excessive.

La chenille processionnaire du pin (localement connue sous le nom de Doudet el Sandal ou Jommar), comme sa parente proche, la chenille processionnaires du chêne, tire son nom de son habitude distinctive de se déplacer dans les processions de queue à tête. Ces vers de terre poilus provoquent également des allergies graves et du coup, représentent un risque pour la santé publique car elles ont des milliers de cheveux qui contiennent une protéine urticante ou irritante appelée thaumétopeine. Ces cheveux peuvent être soufflés par le vent et quand ils entrent en contact avec des personnes et des animaux, entraînent des irritations cutanées douloureuses et plus gravement, des réactions allergiques chez certaines personnes et animaux.

Bien que les oiseaux de coucou ne soient pas des espèces en voie de disparition au niveau mondial, au Liban, ils sont inscrits sur la liste des oiseaux rares. Puisque même s’ils ne sont pas considérés comme des oiseaux de jeu, les chasseurs libanais les abattent de toute façon, exécutant fièrement le slogan «si l’oiseau vole, l’oiseau meurt ». Par contre, si les chasseurs choisissent de les manger, ils pourraient être empoisonnés à cause des chenilles dont ces oiseaux se nourrissent ce qui nécessitera dans certains cas leur hospitalisation. Donc l’on se demande pourquoi les tuer à la base. Le sport de mettre à mort d’autres espèces vivantes reste une énigme à résoudre…

Les oiseaux de coucou sont insectivores et de ce fait, ils aident les agriculteurs à se débarrasser des insectes, des vers et des chenilles et ils consomment également des espèces velues nocives évitées par d’autres oiseaux. Comme la plupart des oiseaux insectivores, ils contribuent à réduire l’utilisation des pesticides.

Aussi, une espèce du scarabée d’écorce attaquent des arbres plus âgés et plus faibles, c’est le cas des arbres a Horsh Beyrouth. Ces scarabées forment une relation symbiotique avec un certain type de champignons, surmontant les défenses chimiques des arbres. Leurs coléoptères portent les spores fongiques dans des structures spéciales, infectant peu à peu et tuant les arbres. Notons que les hivers Libanais plus chauds, provoqués par les changements climatiques et la montée des températures, leur permettent de prospérer.

Plus les arbres meurent, plus les conditions sont favorables pour les incendies de forêt. Dans ce sens, les coléoptères de feu et d’écorce s’enferment dans une boucle de rétroaction malveillante, avec les feux mêmes, qui de ce fait, invitent les coléoptères à dévorer les arbres affaiblis, créant du carburant pour les incendies futurs.

Le Liban est déjà mal équipé lorsqu’il s’agit de faire face aux incendies de forêt. Avec l’été au coin de la rue, les ravageurs et les maladies qui affectent les pins doivent rapidement être abordés.

Aussi, Le déclin des pins de pierre du Liban a des conséquences au-delà de l’environnement, surtout dans les zones rurales qui dépendent financièrement des arbres, et ou les noix pommes de pin de ces arbres sont une source de revenu secondaire pour beaucoup.

Selon un groupe d’experts d’ingénierie Libanais, les pièges qui ont été mis en place pour les insectes ont vu leur population diminuer d’environ 50 pour cent au cours de l’année écoulée, par contre le taux de perte de forêt de pins n’a pas encore ralenti, avec des chiffres de 2016 marquant le décès maximal. Et alors qu’une récolte d’environ 3 tonnes de cônes de pin était prévue pour chaque année, récemment, les récoltes ne dépassaient plus 250 kilogrammes donc un peu moins de vingt pour cent.

La recherche sur le traitement de Syndrome du cône sec a commencé récemment et il faudra peut-être du temps avant de donner des conclusions précises. Pendant ce temps, il est recommandé aux producteurs de pin et aux municipalités d’éliminer les arbres morts des forêts afin d’empêcher la propagation des insectes, une intervention soutenue par le ministère de l’Agriculture.

(Source: Libnanews – 26 Mai 2017)

 

Quelques montages photos en mode GIF

Google Drive m’a proposé de faire des montages photos et ensuite de les transformer en animation GIF.

Je n’avais encore jamais essayé…

J’ai choisi par thématique et lieu, de toute façon, Drive limite à 9 photos par montage.

Voici les originaux puis le résultat en animation GIF (je trouve le défilement un peu rapide, mais aucune fonctionnalité ne permet de le ralentir).

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A la résidence Standard I Beirut Homes Hamra

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Zeituna Bay Vintage

Never Forget

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Des plats délicieux au resto ou cuisinés à l’appartement

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Seaside

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Les musées :  Sursock, Musée National, Musée des Minéraux et de la Préhistoire, sans oublier une visite d’une exposition de la photothèque de la Bibliothèque Orientale de l’Université St Joseph

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Palais de Beiteddine et visite de Deir El Qamar

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Visite du Musée de la Soie dans le village Bsous.

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Animation finalisée !

 

 

Au Liban, la sécurité des journalistes s’étudie aussi à l’université

Le blog d'Anthony Bellanger



Beyrouth. 16 mai 2017.L’Unesco, la Fédération internationale des journalistes (FIJ) et le ministère de l’enseignement supérieur du Liban ont lancé mardi 16 mai à Beyrouth un programme de formation de haute qualité pour les étudiants en journalisme libanais.



Mardi 16 mai, dans les locaux du bureau régional arabe de l’Unesco à Beyrouth, les enseignants en journalisme étaient conviés au lancement du programme “Sécurité des journalistes », à l’attention des étudiants libanais, avec la publication en arabe et en anglais d’un véritable manuel de bonnespratiques pour les futurs confrères. Une collaboration entre l’Unesco, la FIJ et le ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur.

“Parce qu’il étaient journalistes, près de 3000 consœurs et confrères ont été tués depuis 1990 dans le monde, a rappelé Anthony Bellanger, dans le locaux de l’Unesco à Beyrouth, et quasiment 700 dans le monde arabe et le Moyen Orient, soit deux par semaine…

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Série sur les villes du monde: Beyrouth, la ville qui renaît tel un phœnix. — So-Toaka, voyageur du monde

Pour le titre, cette ville millénaire a connu 15 ans d’un conflit fratricide. Oui c’est un miracle que Beyrouth renaisse, tel le phœnix le fait avec les cendres. Bien plus qu’une capitale, celle du Liban, Beyrouth est le carrefour de mélange prépondérant et atypique. Cette ville, de quasiment 2 millions d’âmes, respire les influences Arabes, […]

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Six des meilleurs designers travaillant au Liban aujourd’hui — OWDIN

Suite à la Semaine de la conception de Beyrouth, la rédactrice adjointe de Dezeen, Rima Sabina Aouf, a sélectionné six designers contemporains exceptionnels du pays souvent considérés comme le cœur culturel du Moyen-Orient.

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L’émouvant adieu d’Emmanuel Bonne au Liban : « Je n’aurai jamais de plus belle mission » – « Le Liban a un message important à porter au monde sur les moyens d’accommoder les différences »

Je suis sûre qu’il a pleuré comme une madeleine . Moi oui….à l’arrivée et au départ.

😣😞😭

 

https://www.lorientlejour.com/article/1054389/bonne-a-lolj-le-liban-a-un-message-important-a-porter-au-monde-sur-les-moyens-daccommoder-les-differences.html 

https://www.lorientlejour.com/article/1057700/lemouvant-adieu-demmanuel-bonne-au-liban-je-naurai-jamais-de-plus-belle-mission-.html