Richard Millet : « Ce que je dois au Liban, c’est une enfance heureuse »

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 » Ce n’était plus la guerre fantomatique à quoi, depuis mon arrivée à Beyrouth, je m’étais habitué et qui ne venait pas: ce n’était plus du roman devenu vague rêverie au fond de l’ennui; c’était l’essence même de toute littérature : la guerre, violente. exigeante. dangereuse. enivrante, aussi. car j’y ai retrouvé les gestes qui étaient les miens, enfant, dans les bois de Siom, quand je jouais à la guerre et que je mourais ou tuais avec une ivresse qui me laissait croire que j’étais la proie d’autre chose que de la lièvre du jeu. Mais à Beyrouth, cette nuit-là, au premier étage du magasin que nous devions tenir, dans le bruit des armes, les éclats, l’odeur de poudre, d’huile et de métal chaud, je sentais les autres miliciens bien plus proches de moi que mes anciens compagnons de jeu. Tout ça me plaisait dans une dimension inquiétante, voire terrifiante du plaisir : celle qu’on connaît dans les très grandes amours.  » ( La confession négative )

Originaire de Corrèze — il y retourne régulièrement —, né d’un père protestant et d’une mère catholique, Richard Millet passe une partie de son enfance au Liban (de six à quatorze ans). Il participe à la guerre du Liban en 1975-1976 en tant que volontaire auprès de la communauté chrétienne, plus particulièrement au sein des Phalanges libanaises.

Il enseigne les lettres pendant vingt ans avant d’y renoncer pour se consacrer entièrement à l’écriture.

Romancier et essayiste, il peint sa Corrèze natale dans de nombreux romans ou récits et s’attache, dans ses essais, à défendre une certaine idée de la littérature. (wikipedia)

« Ce que je dois au Liban, c’est une enfance heureuse » (OLJ)

http://www.lorientlitteraire.com/article_details.php?cid=33&nid=6103

Dans « La fiancée libanaise », son autoportrait est au demeurant sans appel : « Un homme ordinaire, un écrivain incapable d’aimer, donc d’écrire vraiment, peut-être, comme la plupart de mes congénères, pourtant sincère, quelquefois émouvant, pas tout à fait méchant, mais volontairement seul et sur lequel on ne peut socialement pas plus compter qu’il n’est possible de marcher sur l’eau. » (Le Point -Franz-Olivier Giesbert)

Le Liban de Richard Millet: entre mémoire et imagination

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00937268/document

 

 

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