Un rêve de Bachir très mystérieux

 

 

Lors de mon voyage au Liban j’ai rêvé de ce bâtiment en ruines et de Bachir (je viens d’acheter le DVD sur sa biographie à la librairie Antoine)

Il y avait aussi un de mes amis libanais qui adore Bachir à la fin du rêve.

Je me trouvais en face du bâtiment où il y avait une petite parade de quelques miliciens de Bachir et lui était devant eux menant la troupe au garde à vous mais silencieux.

Puis j’ai entendu la voix de Bachir qui parlait en français
Il a dit : finalement la seule chose qui me faisait peur c’était un grand vide.

Puis son regard s’est vitrifié et figé, le petit groupe l’a porté à l’horizontale en faisant des mouvements de va et vient comme une houle de vagues vers le haut et le bas.
J’ai compris qu’on lui a tiré dessus et qu’il va mourir.

A la fin je vois mon ami debout mais pas à côté de nous, il était de l’autre côté de la rue, pétrifié, le regard absent.

Je ne bougeais plus et j’ai ressenti une grande peine me déchirant le coeur mais mes larmes restaient à l’intérieur.

Ce bâtiment est-il important dans la vie de Bachir?
Étrange rêve

Voici un poème basque en écho avec je pense l’amour de Bachir pour sa patrie.

Nire Aitaren Etxea – Gabriel Aresti

La maison de mon père

je la défendrai

contre les loups,

contre la sécheresse,

contre le lucre,

contre la justice,

je la défendrai,

la maison de mon père.

Je perdrai mon bétail,

mes prairies,

mes pinèdes,

j’y perdrai

les intérêts,

les rentes,

les dividendes,

mais je défendrai

la maison de mon père.

On m’ôtera les armes

et je la défendrai avec mes mains

la maison de mon père.

On me coupera les mains

et je la défendrai avec mes bras

la maison de mon père.

On me laissera sans bras,

sans poitrine et je la défendrai avec mon âme

la maison de mon père.

Moi je mourrai

mon âme se perdra

ma famille se perdra

mais la maison de mon père

restera debout.

Traduction: Jean Haritschelhar / Mattin Larzabal

Gabriel Aresti (1933-1975)

Né au sein d’une famille patriote mais hispanophone à Bilbao, il a appris le basque tout seul, à l’adolescence, en lisant les auteurs classiques à la bibliothèque municipale et en écoutant les improvisateurs.

Sa poésie symbolique du début s’est transformée en arme de critique sociale avec la maturité, et il a eu une grande influence sur la jeunesse des années 1960 et 70.

Son ouvrage Harri eta Herri (Pierre et Peuple, 1964) est considéré comme l’oeuvre fondatrice de la poésie moderne basque.

 

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